Le blog d'un passionné de sport...et de sa petite famille !
Dimanche se déroulait la première édition du trail de Montagnole, qui intervenait pile poil dans mon plan d'entrainement de la saintélyon.
Au départ la distance annoncée de cette épreuve était de 25 km pour 1 200 mètres de dénivelé positif, finalement avec les modifications de parcours de dernière minute on arriverait à 27 km et 1400 m de dénivelé positif…
Mon objectif : environ 3h15
vu le profil et les conditions.
Après avoir passé la journée de samedi à déménager une copine et la soirée à terminer la faïence de la cuisine, un petit dej’ rapide dimanche matin, les enfants dorment encore donc pas de biberon
avant de partir. Deux biscottes et deux Gervais framboise (piqués aux enfants J)
mangés en conduisant, à 1/2 h du départ pas top…
Grand succès puisque les organisateurs ont du refuser beaucoup d’inscriptions, nous sommes plus de 300 au départ.
Dommage en revanche pour les paysages de ces contreforts de la Chartreuse car un brouillard dense recouvre le plateau de Montangole, l’humidité et le froid sont prégnants. Je suis en cuissard court et maillot long, ni bonnet ni gants, ni camel-back ni gourde que j’ai oubliés à la maison. Je vais devoir faire sans eau durant toute la montée L
Je retrouve Thomas et Mathieu au parking, on s’échauffe environ une minute et on rejoint la ligne pour le briefing. Plus de 300 coureurs ça fait vite du monde dans ce petit village !
Passage dans le village sous les applaudissements, l’ambiance est sympa. Un sentier en montée puis quelques montagnes russes, dans cette première partie on gravit un gros 200 m D+.
Première descente, boueuse à souhait, et déjà un blessé. Je m’arrête à sa hauteur et lui demande s’il va bien, il me dit que les bénévoles sont prévenus, effectivement un quad arrive déjà à sa rencontre. Le pauvre, la cheville a fait « crac », a priori plusieurs mois d’arrêt de sport…
Après une nouvelle bosse puis un replat, on attaque le gros morceau de ce trail : une montée d’environ 7 km et 700 m D+ , au départ dans un sentier glissant puis une route forestière large et un peu monotone. Ma « stratégie » est de courir environ 3 mn puis marcher environ 1 mn, histoire de ne pas trop « péter » le cardio. Ce rythme me réussit bien puisque je double pas mal de monde, même les gars qui courent en permanence, car mon allure de course est assez élevé (c’est-à-dire à peu près 4 km/h, bon j’exagère un peu J) et je perds peu de terrain durant mes marches actives.
Au sommet je m’arrête quelques instants au ravito, j’ai bien froid et l’eau glacée ne fait rien pour me réchauffer, les mains et le front sont frais. Les pauvres bénévoles ne doivent pas avoir chaud, heureusement ils sont plus couverts que moi !
A priori je suis dans les 80-90èmes, je suis vraiment bien, je n’ai jamais été dans le « rouge ».
On aborde un long toboggan en descente agrémenté de boue, de boue et de boue J
Un gars qui m’avait doublé dans la descente s’est tordu la cheville, je m’arrête à sa hauteur, il me dit de filer car il va essayer de repartir. Je croise un peu plus bas un bénévole qui vient à sa rencontre.
Cette descente est ludique, mais à force de taper ma vision se brouille, j’ai du mal à voir où je mets les pieds… Bon ce qui devait arriver arrive, je glisse à mon tour et je m’en mets une belle, je pars et avant et les deux genoux tapent les rochers. Pas de casse mais une bonne douleur sur le coup et la peau bien râpée, ça saigne mais rien de bien méchant. Un « troupeau » d'une dizaine de gars que j'avais doublé dans la montée me dépasse quelques instants plus tard, aucun ne s’arrête, seul un me tape dans le dos et me souhaite bon courage car je suis mains sur les genoux, il a du penser que j’étais cuit J
Bref je repars, j’ai perdu du temps et des places mais bon ce n’est pas grave. Je croise une connaissance qui est bénévole et m’arrête quelques instants taper la causette, il me dit de repartir pour ne pas me refroidir, cela dit il n’a pas tort ! Il m’annonce « arrivée à 6 km », ça me semble optimiste, effectivement 2 ou 3 km plus loin, les bénévoles du ravito m’annoncent…arrivée à 6 km J
Arrive une montée terrible pour le moral, au départ en sentier puis « dré dans l’pentu » dans un pré, je monte limite mains sur les cuisses mais double malgré tout quelques gars. Un replat puis la fin de cette bosse, une descente puis la dernière côte dans la forêt que je fais avec un concurrent que j’ai rejoint. Je l’attends au sommet puis au début de la descente mais il a mal au genou donc je file, à mon chrono je me dis que les 3 heures sont jouables. Deux bénévoles (que je gratifie sur une bosse d’un saut « grabé » qui les fait beaucoup rire) m’annoncent « encore 500 mètres de boue » puis la route. Bon les 500 mètres en font un peu plus, je m’y attendais J
On retrouve le bitume, les écarts sont creusés devant et derrière, j’ai une bonne allure mais cette dernière portion est un peu longue. J’arrive vers le stade et croise en sens inverse des (heureux) concurrents qui en ont terminé, je leur demande s’il y a encore une bosse, effectivement il semble qu'une dernière surprise ait été ajoutée pour le fun…
On reprend le sentier du départ puis un virage à droite et un dernier (gros) raidillon sous l’église. Là comme j’ai encore un peu de jus je m’enflamme et « sprinte » dans la côte, je dépose presque malgré moi 2 ou 3 coureurs (l’un se retourne surpris et dit « c’est quoi cette fusée » ??? J), et je franchis la ligne.
Alain le speaker avec qui j’avais échangé sur Kikourou annonce « et un kikoureur à l’arrivée ! », mon heure de gloire J.
Comme d’habitude un grand merci aux organisateurs et aux bénévoles, une grande réussite pour cette première édition.
Au final un temps de 2h53, 98ème sur 298 concurrents classés soit dans le premier tiers, une moyenne de 9,4 km/h, vraiment satisfait surtout vu les conditions.
Ce lundi les jambes sont en forme (les genoux moins car râpés sous le pantalon J), bref de bonne augure avant la saintélyon mais bon demain est un autre jour, et les distances ne sont pas comparables…
Commentaires